Le mot du président
Nouvellement élue Présidente de la Fédération régionale Cinov Réunion-Mayotte, Élodie Cortes, qui dirige un bureau d’études dans le secteur de l’ingénierie de la construction, envisage de nouvelles pistes d’actions sur son territoire, pour répondre aux besoins des acteurs de la branche BETIC en général et des adhérents en particulier.
Quelles sont les caractéristiques et les difficultés propres à la Fédération Cinov Réunion-Mayotte ?
Nos effectifs sont passés de 5 à 25 membres en quelques années, ce qui traduit une vraie dynamique, qu’il faut cependant consolider. Jusqu’à présent, c’est principalement le bouche à oreille qui a fonctionné. Il faut désormais aller plus loin. Pour cela, la Fédération Cinov a commandé une étude à l’OPIIEC (voir ci-contre), afin de réaliser une photographie de la branche BETIC dans les départements et régions d’Outre-Mer.
Parmi les spécificités de la zone Réunion-Mayotte, il faut mentionner la difficulté à recruter des salariés compétents dans nos métiers et à les former. Aujourd’hui, toute formation exige soit de les faire partir dans l’Hexagone, soit de faire venir un formateur, ce qui, dans les deux cas, représente un coût non négligeable.
Comment comptez-vous tirer parti des conclusions de l’étude OPIIEC ?
La diversité et l’éparpillement des professionnels de la branche, pointés par l’étude, nous encouragent tout d’abord à répertorier dans un annuaire toutes les entreprises présentes sur nos territoires, avec leur secteur d’activité et leurs coordonnées. Cela nous permettra de diffuser plus largement nos informations, notamment notre newsletter (envoyée toutes les six semaines) consacrée à l’actualité régionale de nos métiers ainsi qu’aux services et aux outils proposés par la fédération – je pense par exemple à l’aide juridique ou à l’impulsion d’une démarche RSE. Cet annuaire aura enfin vocation à tisser des liens entre nous, car ces interactions nous manquent cruellement. Pour le réaliser, nous devons établir un cahier des charges à présenter à la Région et à la DDETS (Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités), qui se sont engagées à le financer.
En termes de formation et de visibilité, quelles sont les autres pistes que vous envisagez ?
Nous allons essayer d’identifier les besoins en formation des uns et des autres afin de mutualiser l’offre possible. C’est un point clé pour nous. À cet égard, une première formation, animée par Olivier Demilly, expert en marchés publics, est prévue à la rentrée, pour aider les entreprises de notre branche à améliorer la qualité de leurs réponses à des appels d’offres. Les membres de la fédération bénéficieront de tarifs préférentiels.
Enfin, l’étude OPIIEC nous incite à exporter nos services d’ingénierie au-delà des frontières de la Réunion et de Mayotte, dans la zone de l’Océan indien, voire au-delà, y compris en métropole. La transition numérique nous permet de travailler hors de nos territoires, c’est un levier à actionner. Nous pouvons aider les entreprises de la branche à se lancer !
Le mot du président

Nous souhaitons valoriser nos métiers et nos sociétés, montrer la qualité des savoir-faire locaux et bâtir collectivement une stratégie régionale.